Identifier un commerçant
Vérifier avec les mentions légales obligatoires
Tout e-commerçant se trouve dans l'obligation de mentionner sur
son site ses coordonnées, et notamment son nom, son numéro
de téléphone, ou encore l'adresse de son siège
social (et celle de l'établissement responsable de l'offre commercialisée
si elle diffère). Si les mentions légales ne sont pas
explicitement indiquées sur la boutique du commerçant,
évitez de réaliser vos achats sur ce site.
Pour vérifier que la société existe
bel et bien, vous pouvez vous rendre sur http://www.societe.com et saisir
le nom de la société ou son numéro SIREN, s'il
est précisé dans les mentions légales (vous le
trouverez parfois dans les conditions générales de vente
du commerçant). Attention le nom de la société
et le nom du site ne sont pas toujours identiques.
Vérifier le propriétaire d'un nom
de domaine
La procédure pour vérifier le propriétaire
d'un nom de domaine est très simple, et peut vous confirmer que
le site sur lequel vous avez l'intention d'acheter appartient bel et
bien à l'entreprise concernée. Il vous suffit de suivre
la procédure ci-dessous pour accéder à ces précieuses
informations :
Pour les noms en extension .com, .net, .org, .info, .biz,
.name : Rendez-vous sur le site http://www.gandi.net puis cliquez sur
le lien « WHOIS » dans le menu à gauche. Précisez
alors le nom de domaine dans le champ texte prévu à cet
effet, sans le « http » et le « www » (par exemple
pour vérifier http://www.fnac.com tapez juste « fnac.com
». Le nom du déposant du nom de domaine est indiqué
dans la section titrée « registrant ».
Pour les noms en extension .fr : Rendez-vous sur le site http://www.nic.fr,
puis saisissez le nom dans le champ texte prévu à cet
effet, sans « http », sans « www » et sans le
« .fr » (par exemple pour http://www.fnac.fr tapez juste
« fnac »). Après avoir validé en cliquant
sur « Rechercher », cliquez sur « en savoir plus sur
» en face du nom concerné. Un tableau apparaît alors
et vous indique les informations sur le déposant, en face des
colonnes « descr ».
Attention, cette méthode n'est pas efficace à 100%, car
parfois ce sont les agences de conception de sites Internet qui déposent
les noms de domaine pour leurs clients. Il est également possible
que le nom du déposant soit un particulier (par exemple dans
le cas de petits commerces en ligne, comme les produits du terroir par
exemple).
Cette méthode de recherche d'information ne doit
pas être systématiquement éliminatoire pour le site
de commerce électronique, mais peut être utilisée
pour compléter vos recherches au sujet d'un site sur lequel vous
n'auriez pas entièrement confiance.
Le paiement par carte bancaire
Vous venez de repérer une bonne affaire sur Internet,
mais vous êtes confronté à un problème de
taille : vous n'avez jamais acheté avec votre carte bancaire
sur Internet et vous n'osez pas franchir le pas. Si les risques existent,
iConso souhaite vous apporter quelques informations et conseils pour
acheter en toute sécurité sur Internet.
Les articles et reportages à ce sujet sont nombreux,
mais tendent trop souvent à instaurer un état de psychose
pas vraiment justifié. Nous verrons que les risques encourus
lors d'un achat en ligne payé par carte bancaire ne sont pas
plus importants que lors d'un achat réalisé dans un magasin
classique, sous condition de prendre la peine de respecter quelques
principes simples.
Eviter l'interception de votre numéro de
carte
Il est primordial de vérifier que vous transmettez toujours les
informations concernant votre carte bancaire en mode sécurisé.
Le protocole d'échange le plus utilisé pour sécuriser
les données sur Internet est appelé SSL (Secure Socket
Layer), et permet à votre navigateur de négocier de façon
transparente un canal de communication sécuritaire avec le serveur
du commerçant.
Une fois cette connexion établie, toutes les données
échangées avec le serveur sont cryptées, et donc
exploitables uniquement par le site qui sera en charge de débiter
votre compte. L'intérêt de la connexion sécurisée
est de rendre les données échangées (votre numéro
de carte et sa date d'expiration) complètement inexploitables
en cas d'interception par une personne malveillante.
Pour vérifier que les données que vous rentrez
seront bien échangées en mode sécurisé,
vous pouvez utiliser deux méthodes au moment de la saisie de
vos informations bancaires :
- Vérifiez que l'adresse Internet à laquelle vous êtes
connecté commence par « https:// » et non pas «
http:// ».
- Lorsque votre navigateur passe en mode sécurisé, un
petit cadenas apparaît (L'emplacement et la forme de ce cadenas
peuvent varier, en général il est situé en bas
à droite). Vérifiez que cette image est bien affichée
et représente un cadenas fermé (ou une clef pour les navigateur
Netscape version 4).
Note : quelle que soit la raison invoquée par le
commerçant, ne confiez jamais le code confidentiel de votre carte
bancaire, que ce soit par Internet ou au téléphone.
Généralités sur les litiges
Quelle que soit l'origine du litige, il est toujours très important
de réagir le plus rapidement possible, et de chercher dans un
premier temps à s'entendre à l'amiable avec le commerçant
: bien souvent un simple email permet de régler le litige. Si
la réponse tarde ou ne vous convient pas, il est indispensable
de toujours contacter le commerçant par lettre recommandée
avec accusé de réception.
N'oubliez pas de fournir au commerçant toutes les informations
nécessaires : date, détail et références
de votre commande, le prix payé, le mode de règlement,
les raisons de votre réclamation et ce que vous souhaitez (remboursement,
envoi d'un produit manquant, échange, etc..).
Conservez une copie de chaque lettre que vous adressez
au commerçant, et, si vous devez inclure des pièces justificatives,
n'envoyez jamais les documents originaux (une copie est toujours suffisante).
Si vous pensez que votre interlocuteur est réellement de mauvaise
foi, n'utilisez pas d'enveloppe lors de vos envois en recommandé
: on pourrait vous dire que la lettre était vide à la
réception.
Dans vos lettres, évitez de vous égarer
tout en donnant un maximum de détails. Restez courtois, ne prenez
pas un ton trop menaçant, surtout s'il s'agit des premiers contacts.
Montrez que vous connaissez vos droits, en citant les articles du code
civil et du code de la consommation.
Si le commerçant dispose d'un label qui propose
un service de médiation (notamment le label Fia-Net), adressez-vous
à cet organisme pour reporter l'incident. Vous pouvez également
faire appel à des associations de consommateurs.
Gardez bien à l'esprit que les recours auprès
des tribunaux doivent rester votre dernier recours : les procédures
sont souvent longues, parfois coûteuses, et peuvent ne pas donner
entière satisfaction.
Litiges : retard ou impossibilité de livraison
Les commandes réalisées sur les sites de commerce électronique
sont généralement honorées dans les 7 jours (le
temps nécessaire au commerçant pour s'approvisionner
si le produit n'est pas disponible en stock, auquel il faut ajouter
le délai de livraison). La législation française
protège le consommateur et lui donne des recours lorsque des
produits commandés tardent à être livrés
ou lorsque le commerçant ne peut pas honorer une commande.
Avant de mener toute action, sachez que de plus en plus
de sites permettent de vérifier l'état de votre commande
directement en ligne sur votre compte personnel, aussi n'hésitez
pas à utiliser ces outils pour obtenir des informations utiles.
Nous vous recommandons également de contacter votre vendeur
par email ou par téléphone pour convenir d'une solution
à l'amiable.
D'un point de vue strictement légal, le commerçant
français est obligé de fournir un délai de livraison
uniquement pour les commandes dont le montant dépasse 500 euros.
En l'absence de date de livraison sur votre contrat de vente, un délai
de 30 jours pour être livré est considéré
comme raisonnable, c'est d'ailleurs le délai spécifié
dans l'article L121-20-3 du code de la consommation. Pour vos achats
dans un autre pays de l'union européenne, une directive sur
la vente à distance prévoit que sauf mention contraire
explicite du contrat, la livraison doit également intervenir
dans les 30 jours suivant la commande.
Si le délai de livraison a été
dépassé de plus de 7 jours, et n'est pas du à
un cas de force majeure, vous pouvez dénoncer le contrat de
vente et exiger le remboursement des sommes versées (ou fixer
une date ultérieure de livraison), conformément à
l'article 1610 du code civil. Ce droit doit s'exercer dans un délai
de 60 jours à compter de la date retenue pour la livraison
(il s'agit soit de la date indiquée explicitement sur le contrat,
soit de la date de commande + 30 jours si aucune date n'est précisée).
Litiges concernant la facturation
La somme débitée ne correspond pas au montant de votre
commande
Si vous constatez une différence entre le montant inscrit sur
votre bon de commande et le montant réellement facturé,
contactez le plus rapidement possible votre vendeur, d'abord par email
puis par lettre recommandée avec accusé de réception.
Les boutiques e-commerce ne sont pas à l'abri de ce genre de
problème, heureusement assez rares et souvent réalisés
de manière complètement involontaire.
Le site sur lequel vous avez réalisé votre
commande en ligne devrait vous rembourser sans difficulté les
sommes injustement perçues. N'acceptez pas un avoir si vous
n'en avez pas l'utilité immédiate, le remboursement
est obligatoire puisque vous n'êtes pas responsable de l'erreur
commise.
Le montant de la commande est débité plusieurs fois
de votre compte
Si vous constatez que le montant d'une commande a été
débité plusieurs fois de votre compte, alors le problème
peut tout aussi bien venir de votre banque que du commerçant.
Adressez-vous d'abord à votre banque, qui devrait rapidement
identifier la source du double débit.
Si la banque est hors de cause, adressez-vous au commerçant
par lettre recommandée avec accusé de réception,
en demandant le remboursement de la somme. N'acceptez pas un avoir
si vous n'en avez pas l'utilité immédiate, le remboursement
est obligatoire puisque vous n'êtes pas responsable de l'erreur
commise.
Une somme est débitée de votre compte et ne correspond
à rien
Si vous constatez qu'une somme débitée sur votre compte
ne correspond à aucun achat réalisé récemment,
il est fort probable que vous soyez victime d'une utilisation frauduleuse
de votre carte bancaire.
Ecrivez immédiatement une lettre recommandée avec accusé
de réception destinée à votre banque : expliquez
la situation et précisez les montants concernés (joignez
une copie de votre relevé de compte). Une enquête sera
ouverte, et les sommes seront rapidement créditées sur
votre compte.
Le droit de rectractation
Vous venez de réaliser un achat sur Internet ou en VPC, et le
produit livré ne vous convient pas ? Pas de panique, la législation
française protège le consommateur...
Comme stipulé dans l'article L121-20 du code de
la consommation, vous disposez d'un délai de 7 jours francs pour
retourner ces articles au commerçant. Attention toutefois certains
articles ne peuvent pas être retournés (notamment les CD,
K7, DVD, et logiciels s'ils ont été déballés),
conformément à l'article L121-20-2 (ces exceptions sont
d'ailleurs souvent rappelées dans les conditions générales
de vente des sites e-commerce).
Le point le plus important de l'article L121-20 reste
sans aucun doute le fait que ce droit de rétractation peut être
exercé « sans avoir à justifier de motifs ni à
payer de pénalités », sauf pour les frais de retour
du produit (frais de port) qui restent à votre charge.
Il vous faudra souvent obtenir un numéro de retour
avant de retourner le produit, une procédure simple et rapide
sur la majorité des sites (le plus souvent la demande peut se
faire par email). Méfiez-vous en revanche des sites qui vous
imposent d'appeler un numéro surtaxé pour obtenir ce fameux
numéro : ils ne respectent pas l'article L121-20 du code de la
consommation précédemment cité.
Les textes officiels pour le droit
de retractation
ART. L121-20 du code de la consommation
Le consommateur dispose d'un délai de sept jours francs pour
exercer son droit de rétractation sans avoir à justifier
de motifs ni à payer de pénalités, à l'exception,
le cas échéant, des frais de retour.
Le délai mentionné à l'alinéa précédent
court à compter de la réception pour les biens ou de l'acceptation
de l'offre pour les prestations de services.
Lorsque les informations prévues à l'article L. 121-19
n'ont pas été fournies, le délai d'exercice du
droit de rétractation est porté à trois mois. Toutefois,
lorsque la fourniture de ces informations intervient dans les trois
mois à compter de la réception des biens ou de l'acceptation
de l'offre, elle fait courir le délai de sept jours mentionné
au premier alinéa.
Lorsque le délai de sept jours expire un samedi, un dimanche
ou un jour férié ou chômé, il est prorogé
jusqu'au premier jour ouvrable suivant.
ART. L121-20-1 du code de la consommation
Lorsque le droit de rétractation est exercé, le professionnel
est tenu de rembourser sans délai le consommateur et au plus
tard dans les trente jours suivant la date à laquelle ce droit
a été exercé. Au-delà, la somme due est,
de plein droit, productive d'intérêts au taux légal
en vigueur.
ART. L121-20-2 du code de la consommation
Le droit de rétractation ne peut être exercé, sauf
si les parties en sont convenues autrement, pour les contrats :
1º De fourniture de services dont l'exécution a commencé,
avec l'accord du consommateur, avant la fin du délai de sept
jours francs ;
2º De fourniture de biens ou de services dont le prix est fonction
de fluctuations des taux du marché financier ;
3º De fourniture de biens confectionnés selon les spécifications
du consommateur ou nettement personnalisés ou qui, du fait de
leur nature, ne peuvent être réexpédiés ou
sont susceptibles de se détériorer ou de se périmer
rapidement ;
4º De fourniture d'enregistrements audio ou vidéo ou de
logiciels informatiques lorsqu'ils ont été descellés
par le consommateur ;
5º De fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines
;
6º De service de paris ou de loteries autorisés.
ART. L121-20-3 du code de la consommation
Sauf si les parties en sont convenues autrement, le fournisseur doit
exécuter la commande dans le délai de trente jours à
compter du jour suivant celui où le consommateur a transmis sa
commande au fournisseur du produit ou de service.
En cas de défaut d'exécution du contrat par un fournisseur
résultant de l'indisponibilité du bien ou du service commandé,
le consommateur doit être informé de cette indisponibilité
et doit, le cas échéant, pouvoir être remboursé
sans délai et au plus tard dans les trente jours du paiement
des sommes qu'il a versées. Au-delà de ce terme, ces sommes
sont productives d'intérêts au taux légal.
Toutefois, si la possibilité en a été prévue
préalablement à la conclusion du contrat ou dans le contrat,
le fournisseur peut fournir un bien ou un service d'une qualité
et d'un prix équivalents. Le consommateur est informé
de cette possibilité de manière claire et compréhensible.
Les frais de retour consécutifs à l'exercice du droit
de rétractation sont, dans ce cas, à la charge du fournisseur
et le consommateur doit en être informé.
Sécurité renforcée
L’assurance anti-fraude. Pour une quinzaine d’euros
par an, ces assurances en ligne (@ssur@nce intern@ute de Firstassur,
Securiclic, WorldPay) garantissent le cyberacheteur contre la fraude
à la carte bancaire mais aussi le défaut de livraison,
le vol ou la casse de marchandises commandées sur la plupart
des sites marchands.
Les sites labellisés : de très sérieux
labels de protection existent dans tous les pays. Sur les sites français,
cherchez le label FIA-Net. Si jamais il devait y avoir piratage de vos
coordonnées bancaires, vous pourriez demander le remboursement
intégral de la somme détournée. Cette garantie
se met en place gratuitement et automatiquement dès l’achat
sur un site labellisé FIA-NET.
Le portefeuille électronique : C’est le Monéo
de l’Internet, un porte-monnaie virtuel qui vous permet de faire
vos achats sur Internet sans carte bleue. Après avoir créé
gratuitement et crédité un compte auprès d'une
banque en ligne (par exemple Moneytronic sur le site de la Caisse d’Epargne),
l'internaute se voit communiquer un mot de passe et un identifiant qu’il
utilise pour régler ses achats jusqu’à 200 euros.
L’e-Carte Bleue : commercialisé depuis 2002,
ce service permet à l’acheteur préalablement inscrit
auprès de sa banque d’obtenir pour chaque achat en ligne
un numéro de Carte Bleue à usage unique qui remplace son
numéro de carte plastique. Ce service, actuellement proposé
par une demi-douzaine est souvent payant (compter 6€ pour l’installation
du service, puis 0,5€ par transaction).
Même si les banques restent souvent très discrètes
à ce sujet, elles proposent presque toujours une possibilité
de répudier l’achat en cas de fraude sur Internet, même
s’il reste une franchise à la charge du consommateur. Renseignez-vous
!